« (…) Quelles que soient les crises que notre gouvernement traverse, qu’il ne rajoute pas de la faiblesse à l’adversité. Au contraire. La complexité de la période lui impose de préserver cette culture qui nous donne un peu d’espoir. Le cinéma est un art amical qui nous rend heureux, nous fait rire, nous émeut, nous divertit, mais nous rend aussi conscients, et nous rappelle que nous avons un destin commun. Ce n’est pas le cas de toutes les industries. Le gouvernement se doit de ne pas l’oublier. À l’intérieur de nos frontières en nous aidant à nous réformer, mais aussi à l’extérieur, en nous aidant à sauver les principes qui font que nous sommes toujours debout. Jusqu’ici. »

Michel Hazanavicius – Page « Débats », journal Le Monde – Dimanche 5/Lundi 6 mai 2013.